Nos infos

Agenda social

Publications

La CFDT

APC :
quezaquo ?

L’Appréciation Potentiel Cadre, dite « APC » est un système de gestion des carrières, de formation et de passage au niveau « cadre » pour la maîtrise d’encadrement d’ASF.

A priori, cette démarche est positive puisqu’elle affirme le choix de l’entreprise de soutenir une politique axée sur les promotions internes en lien avec les besoins de l’entreprise.
En effet, détecter ce potentiel de salariés d’ASF, en les accompagnant pour valoriser leurs expériences, connaissances et aptitudes acquises tout au long du parcours professionnel est une démarche à priori positive.

Tout le monde ne sera pas servi

Il s’agit donc, de ne pas rester bloqué sur le diplôme initial du salarié mais bien de lui permettre de valider une « équivalence » en interne. Au final, même si l’entreprise se défend de formuler des « promesses », c’est quand même bien un signal positif qui est donné au futur candidat à un poste de cadre. Et pour consolider cette démarche, la DRH reconnaît elle-même que : « l’entreprise investit pour faciliter la mobilité interne, moins coûteuse et moins « risquée » que le recrutement externe ».
Tout le monde ne sera pas forcément servi. En effet, si cette méthode reste louable pour l’entreprise, ce n’est certes pas par philanthropie, mais essentiellement pour ses besoins et notamment pour diminuer ses coûts.

Discrimination envers les salariés « déjà » diplômés

Mais il fallait un effet pervers à l’utilisation de cet outil. Ainsi, sans que ce soit clairement affiché, l’APC est imposée arbitrairement aux salariés de l’entreprise – qui au prix d’énormes sacrifices – ont obtenu des diplômes qui leur permettent d’être cadres dans n’importe quelle entreprise française.
Ainsi, ces salariés « diplômés » se voient interdire de postuler tant qu’ils n’auront pas été admis par leur hiérarchie directe au fameux parcours APC. Ubuesque !

Le comble est atteint quand ce salarié fraîchement diplômé n’occupe même pas un poste de maîtrise d’encadrement. Ainsi pour un poste de cadre, ce salarié ASF se voit empêcher d’y prétendre quand n’importe quel candidat venant de « l’extérieur » et à diplôme équivalent peut librement postuler.
D’après les services juridiques de la CFDT, cette discrimination flagrante est en totale contradiction avec la législation, mais aussi avec les bonnes intentions affichées au départ par la direction.

Cette aberration devrait-elle conduire ces salariés à démissionner d’ASF pour s’assurer de pouvoir vraiment être candidats et défendre leurs chances ? Cette absurdité les conduira surtout, à quitter définitivement l’entreprise ; mais peut-être est-ce là le but recherché ?

La CFDT en appelle à la direction des ressources humaines pour que cesse cette mesure discriminatoire au moment même où se négocie une convention sur la formation professionnelle dans l’entreprise et plus largement sur la formation des salariés tout au long de la vie professionnelle.

Info mise en ligne le 11 juillet 2005.

<- Retour "Compte-Rendus"  I  Haut de page  I  <- Retour "Infos"