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La CFDT

Monsieur le Ministre des transports
et de l’Equipement
246, boulevard St Germain
75007 PARIS

Monsieur le Ministre de l’économie
des finances de l’industrie
139 rue Bercy
75012 Paris

Paris, le 27 octobre 2005

LETTRE ouverte

Copie : Monsieur le Premier Ministre
57, rue de Varenne
75007. Paris

Messieurs les Ministres,

Le processus de privatisation des 3 groupes autoroutiers APRR/ASF/SANEF se poursuit et s’accélère dans un cadre fixé par le gouvernement.

Lors de la journée de revendication nationale du 4 octobre, les salariés des autoroutes par une forte mobilisation ont suivi et crédité les démarches syndicales qui reflètent l’inquiétude légitime et croissante sur leur avenir dans un secteur en pleine mutation.

Nous n’avons pas à ce jour obtenu les garanties que les salariés sont en droit d’attendre dans cette procédure : garantie sur les emplois, sur les accords collectifs, sur l’effectif, et par déclinaison sur le service public et sa pérennisation. Tous ces éléments faisaient partie de nos argumentations pour solliciter une réunion tripartite Ministères/Directions/Organisations Syndicales.

Cette demande vous a été formulée 2 fois (le 25 août puis le 7 Octobre 2005) par des courriers qui vous ont été adressés après avoir été avalisés par l’ensemble des Organisations Syndicales.
A ce jour, vous n’avez pas daigné répondre à ces courriers, donc nos interrogations sur toute cette procédure de privatisation restent d’actualité, l’échéance se rapprochant.
Pour le moins il apparaît que le débat, même au niveau où vous l’avez placé, pose et précise des inquiétudes jusque dans votre propre famille politique.
Ces interrogations légitimes restées sans réponse sur le fond du dossier aussi bien sur la valorisation du prix de vente de ce patrimoine national (qui appartient à tous les citoyens vu le mode de financement de ce secteur) que sur le devenir du service public dans un cadre de sous-traitance par des entreprises privées n’ont fait qu’exacerber les inquiétudes des salariés, les débats étant court-circuités.

Sur ce dossier le « SOCIAL » n’apparaît qu’en filigrane et subsidiairement alors qu’il concerne plus de 15 000 salariés, que ces entreprises ont la réputation d’être bien gérées, qu’elles ont vocation à rapporter des dividendes dans les années futures puisque les remboursements d’emprunts diminuants les bénéfices iront croissants.

Surtout que l’enjeu est de taille pour les salariés pressés par une automatisation accrue aux conséquences prévisibles en négatif sur l’emploi et déjà constituées.

En résumé et en constat : nous sommes dans la situation inverse de la SNCM, qui vous a tenu sur le pont plusieurs semaines, d’aller et retour Paris/Marseille avec des propositions, le tout médiatisé à l’extrême.
C'est-à-dire des entreprises autoroutières bien gérées, des résultats financiers en hausse significative qui garantissent des rentrées d’argent dans les caisses de l’Etat dans un avenir proche ; 6 fois plus de salariés qu’à la SNCM, des revendications et interrogations planifiées dans un cadre légaliste.

Le résultat est lui probant mais incompréhensible : nos demandes d’entrevue restent lettre morte, est-ce un encouragement à changer nos modes et méthodes syndicaux ?

Nous renouvelons par ce courrier une demande d’entrevue dans le cadre d’une réunion tripartite Ministres/Directions des groupes autoroutiers/Organisations syndicales pour débattre sur ce dossier aux conséquences et résonances fondamentales sur ce secteur d’activité sous vos prérogatives.

Nous élargissons la diffusion par le biais d’une copie de cette lettre « ouverte » au Premier Ministre et aux médias pour s’assurer des garanties d’être entendus souhaitant être écoutés et tout du moins informer les citoyens usagers potentiels des autoroutes.

Le calendrier impose que cette réunion se fasse rapidement pour qu’elle puisse prendre toute sa dimension, c’est dans ce contexte que nous renouvelons cette demande, nous tenant à disposition pour concrétiser cette démarche.

Dans l’attente de votre réponse, veuillez agréer, Messieurs les Ministres, l’expression de nos salutations distinguées.

Le Secrétaire Général de la FGTE-CFDT
Joël LE COQ
pour Le Secrétaire Général de la FGTE-CFDT et p.o

B. LE GALL

Copie :

Fédération générale des transports et Fédération et de l’équipement CFDT
A l’attention de Floréal PINOS
47/49, avenue Simon Bolivar
75950 PARIS Cedex 19

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Info mise en ligne le 28 octobre 2005.

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