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Revenir au dialogue

dans l'intérêt des salariés !

Lors des réunions des comités d'établissemen quis se sont tenues le 24 juin, la CFDT est intervenue à plusieurs reprises sur certains dossiers, en dénonçant l'attitude de l'entreprise.

Information sur la réunion du CCE du 12 juin 2014

Au CCE, la CFDT ne peut formuler d’avis au sens de la loi, puisque des arrangements post-électoraux l’ont privée d’élus dans cette instance. C’est donc par l’intermédiaire de ses 2 représentants syndicaux qui y siègent que la CFDT, organisation syndicale représentant 1 salarié d’ASF sur 4, entend s’exprimer chaque fois qu’elle le jugera nécessaire.

Ainsi, lors du CCE du 12 juin 2014, les représentants CFDT n’ont pu s’exprimer comme ils s’y étaient préparés, notamment pour les points faisant l’objet d’une information/consultation. En effet, les élus du C.C.E et les représentants syndicaux CGC, CGT, FO et Unsa, avaient soigneusement préparé, sans nous en avoir informés, le boycott de la séance plénière au bout de 5 minutes. Nous prenons acte de cette décision qui n’engage qu’eux. Mais si nous désapprouvons la politique de la chaise vide, nous condamnons également, avec fermeté, la stratégie de pourrissement du dialogue social de la direction.

Certains sujets du CCE figurent désormais dans l’ordre du jour de la réunion du CE de ce jour. Les élus CFDT font le choix, au nom de l’intérêt des salariés, de s’exprimer ce jour, en toute liberté, sur l’intégralité des sujets portés à l’ordre du jour y compris bien entendu ceux non traités au CCE. Il n’est pas question pour nous de boycotter ou de faire silence face à la direction, qui plus est, avec des sujets importants, qui ont ou auront des conséquences pour les salariés que nous représentons.

Information sur les projets de dénonciation des accords d’entreprise 50 et 74 • Accords d’établissement relatifs au budget de fonctionnement.

Les élus CFDT s’élèvent avec détermination contre l’attitude de l’entreprise qui, contrairement à ses engagements récents, a fait le choix de passer à nouveau par la dénonciation d’accords pour mieux parvenir à ses fins. Comment comprendre qu’une direction qui prône son attachement au dialogue social agisse de la sorte, d’autant plus que cette attitude ne se retrouve dans aucune autre société d’autoroute. Comprenne qui pourra !

Quoiqu’il en soit, suite à ces dénonciations, et comme le prévoient les textes en vigueur, des négociations vont s’ouvrir. Quelle en sera l’issue ? Quelles seront les pistes privilégiées : négociation ou voie judiciaire ? Bien malin qui peut le dire aujourd’hui. Quoi qu’il en soit, la CFDT exigera que les secrétaires administratives des CE ne soient pas les victimes collatérales de ces turpitudes. Et les élus CFDT agiront pour que la direction revienne à la raison et que les CE et le CCE sortent de la spirale dans laquelle ils sont engagés.

Information sur les mesures unilatérales société relatives à la GPEC

Dès le début, cette négociation s’est mal engagée. La CFDT a souhaité aborder avant toute chose les orientations envisagées par l’entreprise pour les 3 prochaines années, afin d’essayer de bâtir un accord cohérent et lisible. La direction s’est très vite réfugiée derrière son principal objectif : la diversification d’activités. Dès lors que l’entreprise ne souhaitait pas répondre à cette demande de transparence et de perspectives, même a minima, comment parvenir à un accord digne de ce nom ?

Pourtant, il est indispensable de s’accorder sur un diagnostic, sur des orientations et donc de répondre d’abord sur le fond. Ce n’est qu’ensuite que nous pouvons aborder les outils permettant d’y parvenir, et là, la diversification d’activités peut trouver du sens. Cette diversification tant prônée par l’entreprise nécessite d’être étudiée scrupuleusement, sous toutes ces composantes, et notamment les impacts sur certains accords d’entreprise qui ne manqueront pas de surgir. Hélas, nous n’avons eu aucune réponse constructive sur ce point.

Même si aujourd’hui, les conditions de négociation ne sont pas optimales, le sujet est suffisamment important pour dépasser les postures stériles, pour se donner du temps et instaurer un minimum de confiance et de transparence, éléments indispensables pour pouvoir envisager d’aboutir et s’engager. De ce point de vue, la direction devrait commencer par se montrer un peu moins arrogante

Les acteurs sociaux, quels qu’ils soient, ne peuvent se satisfaire de la tournure prise par ce dossier. Au final, faute de parvenir à un accord, ce sont les salariés qui risquent de se retrouver seuls, face à leur hiérarchie, pour des accords de gré à gré, en dehors de tout cadre conventionnel. Est-ce ainsi que l’on bâtit une Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences digne de ce nom ? La « vitrine sociale » de Vinci Autoroutes ne serait-elle donc qu’accessoire ?

En conséquence, même si en l’état, la CFDT est loin de donner une réponse favorable au projet d’accord présenté, nous sommes totalement opposés aux mesures prises et imposées unilatéralement par l’entreprise. Nous réitérons donc notre demande de poursuivre, coûte que coûte, la négociation sur de nouvelles bases franches et constructives. La CFDT est totalement disponible pour fixer dans les plus brefs délais un calendrier, même contraint, de réunions complémentaires de négociation en vue d’un accord relatif à la GPEC.

Sur le même sujet : notre tract suite au CCE du 12 juin 2014

 
Info mise en ligne le 24 juin 2014

 

 

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