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La négociation péage dans l'impasse

Quel avenir
pour les salariés ?

La réunion du 13 novembre devait être l'occasion pour la direction de présenter les simulations d'organisations du travail élaborées ces derniers mois par les directions régionales. Or, elle s'est contentée de présenter deux organisations du travail basées sur un district, concernant les receveurs d'une part et les responsables de poste d'autre part, basées sur des Tours de Service Annuels [TSA] fonctionnant en semaines sur le principe de 80% de semaines fixées à l'année et 20% de semaines variables.

 

Protocole d'accord aux oubliettes

En précisant que cette hypothèse était la moins mauvaise pour les salariés, la direction a ajouté aussitôt qu'elle ne souhaitait pas s'engager dans cette direction. En effet, ses simulations démontreraient que le nombre de postes travaillés annuels augmente de 7 jours en moyenne pour les salariés à tour fixe, ce qui est inacceptable, évidemment.

Ainsi, la direction est revenue sur le protocole d'accord signé par 6 organisations syndicales au printemps dernier, où elle avait elle même proposé le concept du 80/20 ! C'est une curieuse manière de balayer d'un revers de main ce texte, sans en avoir mesuré au préalable la portée et sans avoir présenté les autres études régionales dans un groupe de travail, comme le demandait la CFDT.

 

Un manque d'ambition inacceptable

Au delà de ce désaccord sur la forme, il est temps désormais de débattre sur le fond de ce dossier et des enjeux à venir pour les salariés du péage.

La CFDT a exprimé à de nombreuses reprises que cette négociation se devait d'être ambitieuse, afin de pouvoir répondre de manière durable à la situation des salariés, qu'ils soient tours fixe ou modulés. Le constat est simple : à la fin 2002, les receveurs à tour fixe représentaient 58% des effectifs, contre 42% de modulés. Ce taux de fixité de moins de 60% va diminuer dans les années à venir, tout le monde le sait bien. Pour la CFDT, un des enjeux essentiels de cette négociation est, au contraire, d'augmenter ce taux de fixité et de le porter à 80%. Ainsi, les heures de travail qui vont baisser à l'avenir pourraient être stabilisées.

En ce qui concerne le taux de fixité de l'ensemble des salariés du péage, il était fin 2002 de 67% : pour la CFDT il doit également augmenter ! Et c'est bien le contraire qui va se passer si nous ne négocions que sur les points de la direction.

Quant aux éventuelles contreparties sur le nombre de postes annuels qui augmenterait, ce point doit faire partie de la négociation. Les gains de productivité, annoncés par la direction générale, doivent aussi servir à reconnaître cette évolution du métier de péager, en terme de rémunérations, de reconnaissance de la polyvalence, de maintien de la durée moyenne du poste, etc.

 

Et maintenant ?

La CFDT a indiqué un certain nombre de pistes de réflexion tout au long de ces derniers mois. Elles ont été élaborées à partir de notre analyse sur l'avenir de la filière péage. Elles n'ont qu'un objectif : être suffisamment ambitieuses pour sauvegarder de manière durable les emplois actuels au péage et combattre une modulation généralisée dans quelques années. Un simple saupoudrage des conventions d'entreprise existantes ne serait pas à la hauteur des enjeux qui nous attendent, et ne répondra pas, notamment, à l'attente des salariés modulés. Les salariés ne peuvent se contenter d'être simples spectateurs de ces évolutions !

Quel avenir voulons nous pour les salariés du péage? C'est d'abord à cette question que la direction et les organisations syndicales devront répondre. Cette négociation doit être ambitieuse et à la hauteur des attentes des salariés.