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Pas de privatisation pour les autoroutes !

A l'issue du la réunion du Comité interministériel d'aménagement du territoire [CIADT] du 18 décembre 2003, le gouvernement a décidé de ne pas privatiser les sociétés d'autoroutes.

La CFDT Autoroutes en prend acte et ne peut que s'en féliciter.

Néanmoins, notre vigilance restera de mise !

Ainsi, notre démarche syndicale - appuyée par d'autres - argumentée auprès des parlementaires a été entendue.

Deux jours avant ce comité interministériel, la CFDT a diffusé le communiqué de presse ci-dessous.

Communiqué de presse FGTE - CFDT du 16 décembre 2003

Le 18 décembre prochain se tiendra un Comité Interministériel d’Aménagement et de Développement du Territoire [CIADT].  Ce dernier pourrait trancher en faveur,  ou contre la poursuite de la privatisation du secteur autoroutier, commencée en octobre 2001 par la mise sur le marché de 49% du capital des Autoroutes du Sud de la France [ASF].

La Fédération générale des transports et de l’équipement CFDT rappelle qu’une délégation intersyndicale CFDT - CFTC - CGC - FO - UNSA avait été reçue au début de l’année 2003 par des représentants du ministère des transports, à la suite d’une pétition demandant que l’Etat reste majoritaire, et signée par les ¾ des salariés d’ASF. Elle y avait fortement rappelé  l’attachement du personnel à un service public de qualité qui a permis de poursuivre l’aménagement du territoire tout en préservant, voire en améliorant la sécurité des usagers.

Une lettre  argumentaire - contre la privatisation - avait ensuite été remise à l’ensemble des Parlementaires en préalable à l’ouverture des débats du printemps à l’Assemblée Nationale et au Sénat. Ceux qui nous avaient répondu avaient exprimé leur total désaccord avec la poursuite de la privatisation.

Aujourd’hui, la « querelle » entre le ministère des finances et celui des transports est plus que jamais d’actualité. Comment l’Etat  pourrait-il se priver des recettes pérennes issues des dividendes du secteur autoroutier, en progression constante ? Si l’hypothèse d’une prise de participation de Vinci, couramment évoquée, se réalise, l’inquiétude des salariés et des organisations syndicales n’en sera que plus forte.

- Qui pourrait croire, dans ce cas, que la notion de service public sera toujours aussi forte ?

- Qui pourrait croire que les aménagements d’aires de service pour les poids lourds, en cours sur ASF, et les programmes d’élargissement des bandes d’arrêt d’urgence ou de durcissement du terre-plein central continueront ?

- Qui pourrait croire, que les moyens mis en place aujourd’hui concernant les « dispositifs de viabilité hivernale » se poursuivront afin de garantir la sécurité des usagers ? La crainte est réelle de voir se généraliser le cafouillage de l’hiver dernier.

Et cela aura un impact sur le service rendu aux usagers et sur la sécurité des salariés qui travaillent sous circulation, qui ont suffisamment payé un lourd tribut en terme de vies humaines.

- DE PLUS : La gestion d’autoroutes par des groupes de travaux publics ne créerait elle pas un mélange des genres entre donneurs d’ordres et sous traitants ?

Ces risques seront réels si l’idéologie de Bercy l’emporte dans son bras de fer.

Les spéculations vont bon train. En effet, le revirement des dirigeants d’ASF, naguère farouchement opposés à une poursuite de la privatisation, semble montrer une volonté d’accélérer le processus de privatisation. La presse en fait d’ailleurs largement écho, ce qui contribue à l’évolution du cours de bourse.

Les salariés qui sont pour leur quasi totalité « actionnaires » sont bien loin de ces stratégies et sont inquiets pour leur emploi.

A quelques jours de la tenue de ce Comité interministériel d’aménagement et de développement du Territoire, la fédération des transports et de l’équipement CFDT réaffirme sa totale opposition à une poursuite de la privatisation d’ASF et à l’ouverture du capital des autres sociétés d’autoroutes. L’Etat ne doit pas se désengager d’un secteur économique hautement stratégique alors que l’aménagement du territoire, dont il a la totale responsabilité, n’est pas encore achevé. Il reste à construire des infrastructures à faible rentabilité qui contribuent au désenclavement des régions.

Faut-il vendre l’intérêt général au plus offrant ?