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Chantage et provocation

La négociation
péage en danger !

La direction veut-elle faire échouer cette négociation ? L'intersyndicale souhaite toujours aboutir à un accord et éviter la modulation généralisée qui sera inévitable si rien n'est fait. C'est pourtant la désagréable impression qui prédomine lors de cette dernière réunion de négociation, vu le niveau ridicule des propositions de la direction.

Lors de cette négociation du 3 novembre,  prenant opportunément comme prétexte un récent arrêt de la Cour de Cassation, la direction a annoncé son intention de diminuer de manière importante le recours aux contrats CDD de remplacement. A partir de ce prétexte facile, elle envisage :       
  • d'accélérer le programme d'automatisation ;
  • de mieux utiliser les automates sur les gares, notamment en optimisant l'utilisation des voies tous paiements [VTP]   pour remplacer les absences ;
  • d'inciter davantage les usagers [pardon, les clients] à utiliser le TIS par une politique commerciale plus agressive ;
  • de généraliser les affectations des salariés par districts, avec contreparties négociées ;
  • de poursuivre l'embauche de salariés modulés, [qui ne seront en fait que des transferts d'heures de tours fixes] ;
  • d'embaucher des CDI pour travailler les week-ends sur la base de 40 à 48 heures mensuelles, et réservées à des étudiants.
Ce chantage laisse mal augurer de la suite de cette négociation !

Toujours le même
préalable

La direction a réaffirmé que le TSA [tour de service annuel] doit remplacer le tour fixe pour donner la souplesse nécessaire au fonctionnement des gares de péage. Ces TSA seraient individualisés, avec une affectation sur le groupe de gares ou le district, et avec des durées hebdomadaires moyennes variables selon les périodes. Ils seraient complétés par un statut « intermédiaire », comprenant 60% de fixité et 40% de modulation, proposé aux tours fixes volontaires. La direction pense pouvoir inciter les tours fixes à basculer dans ce statut intermédiaire par une augmentation de 2% du taux horaire de manière pérenne et une prime de 1 à 2 mois de salaire de base lors du passage. Encore une provocation de plus !
Les modulés bénéficieraient d'une partie de la fixité dégagée par les tours fixes non remplacés et les statuts intermédiaires, différente selon les sites.
Il est inacceptable que les régions fassent leur propre cuisine, au mépris des salariés de cette filière. Cela fait peser de graves menaces sur l'aboutissement éventuel d'un accord.

La direction générale
doit répondre

Pour l'intersyndicale, cette négociation doit changer d'orientation. Nous ne négocierons pas sur les bases provocatrices de la direction. C'est pourquoi nous allons demander une entrevue avec le directeur général avant la prochaine réunion afin, qu'au plus haut niveau de l'entreprise, les dirigeants d'ASF nous indiquent clairement s'il souhaitent ou non aboutir à un accord, mais sur des bases beaucoup plus sérieuses et réalistes. Nous présenterons à cette occasion notre cahier revendicatif.
En fonction de la position de la direction générale, l’intersyndicale en tirera les conséquences et prendra ses  responsabilités à l’issue de la date butoir, fixée à la fin de l’année 2004.

Tout le monde doit comprendre qu'au delà d'une simple adaptation des statuts, c'est l'évolution de tous les métiers de cette filière qui doit être prise en compte pour répondre aux enjeux de demain.

Tract mis en ligne le 8 novembre 2004

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