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Avenir du péage - Acte final

Un accord unanime, tourné vers l'avenir

La CFDT et l'ensemble des autres organisations syndicales signent l'accord péage. Au delà des avancées significatives apportées par cet accord, dont certaines sont novatrices, et conformes aux plus importantes revendications de la CFDT, c'est l'esprit qui a nous a tous guidés pendant cette négociation qui demeurera un moment fort. Reste maintenant à appliquer cet accord, dans la lettre et dans l'esprit.

Si la CFDT a signé cet accord, c'est d'abord parce que nos revendications, dans leur grande majorité, ont été acceptées par la direction. Certains des grands enjeux de cette filière, que la CFDT avait exposés dès la négociation des accords péage 65 et 66, ont enfin été pris en compte. Et si aujourd'hui toutes les organisations syndicales signent ce nouvel accord, c'est bien parce que l'étape indispensable qu'a constitué la signature des accords 65 et 66 avait été atteinte en 2005. En prenant leurs responsabilités, les organisations syndicales signataires à l'époque se sont donné les moyens d'arriver à ce nouvel accord.

Enrichissement des postes de travail pour consolider les emplois existants. Lors de la négociation des accords 65 et 66, la CFDT avait souhaité ouvrir le contenu des postes de travail de toute la filière péage en les enrichissant de tâches complémentaires. Ainsi, notre objectif était simple : plus un poste de travail est enrichi, moins il devient «automatisable». Si nous n'avons pas été entendus il y a deux ans, nous l'avons à nouveau revendiqué cette année. En effet, nous savons tous que le «métier de base» du receveur qu'est l'encaissement du péage est très répétitif, et par conséquent ouvert à son remplacement par des automates, comme cela est le cas depuis quelques années. Le nouvel accord péage, en transformant enfin les postes de travail, et en reconnaissant la polyvalence par une meilleure rémunération et par des perspectives d'évolution, rend ces emplois moins fragiles face à l'évolution des technologies d'encaissement du péage. Consolider ces emplois, et offrir de nouvelles perspectives aux salariés, c'était le premier objectif de la CFDT.

Reconnaissance et prise en compte de la précarité. La direction accepte la revendication de la CFDT de requalifier à temps plein tous les receveurs et agents de contrôle à temps partiel supérieur ou égal à 29 heures hebdomadaires qui le souhaitent. Les temps de travail des salariés inférieur à 29 heures sera augmenté au minimum de 10%. Pour ces salariés, la CFDT continue à agir pour que la requalification à temps plein soit demain une réalité. Lutter contre la précarité et améliorer le pouvoir d'achat, c'était le second objectif de la CFDT.

Répondre aux enjeux des modulés. Ce point était capital pour la CFDT. Tourner le dos au statut tel qu'il était en place était notre priorité. Répondre à la double problématique de l'amélioration et de la reconnaissance des conditions de vie et de travail était un point incontournable. Ecouter ces salariés, leur donner une indispensable visibilité sur leur tour de service, c'était le troisième objectif de la CFDT.

Reconnaissance de la pénibilité du travail posté. Cet accord répare une injustice. Désormais, les salariés postés du péage travailleront moins de jours que les non postés, sans aucune perte de salaire. Prendre en compte les effets négatifs du travail posté sur les organismes, c'était le quatrième objectif de la CFDT. La CFDT fera de cette lutte contre la pénibilité du travail posté un de ses revendications pour les autres salariés soumis à ces organisations que sont les patrouilleurs et les télécom.

Reconnaissance du rôle de l'encadrement. Si les salariés, qu'ils soient receveurs ou chefs de poste vont ainsi être tirés vers le haut, il était hors de question pour la CFDT d'oublier l'encadrement, d'autant plus qu'il va avoir un rôle clé dans la mise en place de cet accord. Reconnaître l'encadrement, et lui donner les moyens de remplir parfaitement sa mission, c'était le cinquième objectif de la CFDT.

Fort logiquement, le CCE extraordinaire qui s'est réuni le 18 juillet a émis à l'unanimité un avis favorable sur cet accord. C'est historique aux ASF en ce qui concerne la filière péage.

Cet accord est une première dans la mesure où les organisations syndicales et la direction n'ont pas souhaité le verrouiller, fondant cette décision sur le climat de confiance instauré tout au long de cette négociation. La CFDT assume parfaitement ce choix qui met tout le monde face à ses responsabilités : direction, organisations syndicales et encadrement.

La CFDT ne tolérera aucun dysfonctionnement sur l’application de cette convention. Elle  réagira sans états d’âmes et par tous les moyens  pour régler les litiges qui pourraient être causés par certains responsables peu scrupuleux. La CFDT assumera ses responsabilités en la matière, comme elle l'a toujours fait.

Dans les prochaines semaines, une information plus complète sera disponible. Elle reviendra en détail sur toutes les avancées, et contreparties obtenues dans cet accord.

Tract mis en ligne le 25 juillet 2007

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