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Filière commerciale
Tout ça pour ça ?

La négociation sur cette filière est finie. Après tous les espoirs placés depuis deux ans dans cette négociation, après le discours ambitieux porté il y a encore quelques semaines par la direction d'ASF pour une vraie reconnaissance de ce nouveau métier, la conclusion est désolante. Pour la CFDT, cet échec est avant tout la conséquence de la volonté de la direction de ne pas aboutir à un accord. Une négociation, c'est d'abord la volonté des parties de parvenir à un accord équitable pour tous. Manifestement, la direction en avait décidé autrement.

La direction a clairement annoncé les choses dès le début de la réunion du 30 juillet 2009 : c'est la dernière chance d'aboutir à un accord. Cette chance, pour la CFDT était réelle, mais il fallait pour cela que notre volonté soit partagée, ce qui n'était manifestement pas le cas.


Posté... ou non posté ?
Premier élément fondamental du débat, porté par la CFDT lors de la réunion précédente : le statut. La direction a clairement souhaité sortir des espaces de négociation habituels en imposant un statut bancal, à la fois posté et non posté. Pour la CFDT, c'est à la fois incohérent et dangereux.

  • Incohérent car cela se fait en dépit de toutes les règles de négociation, et alors que les accords d'entreprise existants savent réglementer les postés comme les non postés [avec toutes les garanties conventionnelles les concernant]. Pourquoi dans ce cas inventer une nouvelle usine à gaz alors que nous disposons déjà de tous les outils nécessaires ?
  • Dangereux car signer un accord qui instaure un statut mêlant à la fois le travail posté et non posté, c'est instituer une nouvelle forme d'organisation du travail en dehors des règles conventionnelles, qui pourrait très bien devenir la norme demain.

Nous aurions pu accepter d'en discuter, car après tout la négociation doit permettre d'explorer toutes les pistes, mais pour cela encore aurait-il fallu que cela ne se fasse pas sous le coup de grandes déclarations d'intention de la direction, du style «c'est à prendre ou à laisser» ! Dans ces conditions, c'est difficile de prendre un tel risque, face au peu de clarté concernant un point aussi fondamental !

Dès lors, face à une direction qui souhaitait en terminer au plus tôt, et qui bloquait sur un point majeur, il était difficile d'aborder à nouveau tous les autres points, notamment sur la durée annuelle du travail, la rémunération, le tour de service à trois mois, les tours de repos, le nombre de week-end maximum de travail, les postes courts et coupés, la mobilité, etc.

Vous avez dit dialogue social ?
Pour la CFDT, cet échec doit nous interpeller, car il remet en question le dialogue social qui permet d'avancer dans l'intérêt des salariés. Nous avions la chance de pouvoir aboutir à un accord ambitieux. La direction en a décidé autrement. Nous sommes persuadés que des raisons existent à ce blocage de la direction. Tout a t-il été dit ? Tout est il perdu pour autant ?

Après plus de deux ans de négociations, et même si l'entreprise a évolué entre temps, comment accepter une telle conclusion , si éloignée du discours prôné par ASF et VINCI ? La direction peut encore revenir à la table des négociations afin que son discours ambitieux pour cette filière se traduise enfin par des actes.

Tract mis en ligne le 3 août 2009

 

 

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