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GPEC

Un nouvel accord qui
supprime les effets pervers du précédent

La CFDT, ainsi que la CGC et l’UNSA ont signé le nouvel accord relatif à la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, qui va donc s’appliquer pour les années 2011, 2012 et 2013. Cet accord, qui a considérablement évolué depuis le début de la négociation, permet d’atteindre la quasi-totalité des revendications de la CFDT et des autres syndicats, y compris ceux qui ne sont pas signataires.

Ainsi, tout au long de l’année 2011, chaque filière fera l’objet d’une analyse préalable afin d’appréhender leurs éventuelles évolutions ainsi que celles des salariés concernés. C’est l’observatoire des métiers qui sera chargé de cette analyse. Il fera des propositions et en assurera le suivi. Nous redonnons ainsi son vrai rôle à cette instance majeure : de force de propositions et de contrepoids à une mise en œuvre unilatérale de l’entreprise si la négociation avait échoué. C’est une des raisons essentielles qui ont motivé la signature de la CFDT.

Tous les syndicats doivent avoir un rôle majeur à jouer sur ces anticipations d’organisations. C’est pourquoi la CFDT regrette vraiment que deux syndicats ne se soient pas engagés dans cet accord, mais nous respectons leur décision.

Un des points durs de cette négociation a été la prise en compte des passerelles mises en place lorsqu’un salarié évolue vers un autre métier entraînant une perte de rémunération. Le précédent accord était mal vécu par certains salariés, il importait donc de réajuster la méthode. Ainsi, si le nouveau poste devait entraîner une perte de rémunération, le nouvel accord instaure un maintien dégressif de la rémunération sur 10 ans. Toutefois, en aucune manière le salaire de base ne pourra être revu à la baisse.

De plus, la rémunération sera intégralement maintenue les 3 premières années (soit la durée du nouvel accord). Les organisations syndicales et la direction se rencontreront au plus tard 6 mois avant l’échéance de cet accord, afin de mesurer l’impact de ce dernier, et le réajuster si besoin était.

Il permet de gommer des tensions fréquentes lors de la mise en œuvre de certaines passerelles, entre le salarié arrivant sur son nouveau poste et sa nouvelle équipe.Il permet également de débloquer la position de l’entreprise qui ne souhaitait plus, ces derniers mois, donner suite à certaines évolutions voulues par les salariés.

Ce nouvel accord permet donc d’instaurer une procédure plus vertueuse et respectueuse de tous les salariés. Il donne enfin tout son sens à une GPEC digne de ce nom, qui implique pleinement les représentants du personnel et l’entreprise.

Le plus difficile commence maintenant, les parties signataires savent le travail qui les attend. La CFDT, quant à elle, prendra ses responsabilités afin que cette GPEC se fasse dans le respect des salariés, à travers des organisations du travail adaptées. Et l’entreprise devra mettre en adéquation son discours et ses actes au quotidien.

 

Le tract en PDF, c'est ici


Info mise en ligne le 7 janvier 2011

 

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